L’alimentation est capitale à notre survie, cependant elle a été fortement influencée par nos parents, par notre éducation. Si certaines habitudes deviennent, à un moment donné, non bénéfiques pour nous, il est conseillé de les changer contre d’autres plus favorables …
Ainsi :
Si nous avons l’habitude de nous coucher tard et que nos réveils ainsi que nos journées sont vécus dans la somnolence et le manque d’énergie, il serait peut-être bon de changer notre habitude pour nous coucher plus tôt et ainsi mieux récupérer.
Si nous avons l’habitude de manger de la viande à chaque repas et que le médecin nous dit que nous faisons de l’urée, il serait bon de changer nos habitudes alimentaires et peut-être de réduire cette consommation de viande, …
Nous pouvons suivre un traitement médicamenteux et si possible le régime qui nous aura été proposé. Lorsque quelque chose ne va pas sur le plan matériel ou émotionnel dans notre vie, cela veut souvent dire que nous avons des attitudes et des habitudes mentales qui ne sont plus bonnes pour nous, et nous ne réalisons pas suffisamment la portée de nos pensées, de nos paroles, ainsi que les conséquences négatives qu’elles peuvent avoir sur notre vie.
Le monde entier est en évolution, tout bouge, tout change … La vie, c’est le mouvement. Ne laissons pas nos habitudes nous bloquer. La remarque est importante pour ne pas dire capitale, mais revenons à notre sujet.

- © Ch. Honnet
NOUS POUVONS MANGER OU BOIRE POUR QUATRE RAISONS DIFFERENTES
- Par HABITUDE :
C’est-à-dire que nous mangeons parce qu’il est l’heure de manger, pour faire comme tout le monde, pour accompagner les autres, pour faire plaisir à la maîtresse de maison… En fait, nous ne prenons pas le temps d’écouter notre corps, de nous poser la question : " Ai-je vraiment faim et de quoi ai-je envie ? " Notre vie est alors dirigée par notre mental qui dit "il faut que", "c’est plus correct".
Nous sommes trop souvent influencés par l’opinion des autres à notre sujet. Notre vie est surtout dirigée par nos croyances qui nous permettent de discerner le bien du mal, le juste du pas juste…
Nous sommes trop influencés par ce que nous avons appris et ne sommes certainement pas assez ouverts aux idées nouvelles.
Nos peurs et notre passé dirigent intensément notre vie.
- Par EMOTION :
Nous est-il déjà arrivé de nous mettre en colère, de nous ennuyer et de nous retrouver devant le frigo ou devant le placard à chercher un gâteau, du chocolat, quelque chose qui viendrait un peu remplir le vide intérieur que nous ressentons et ainsi nous soulager ? Nous sommes aussi, certainement, des personnes qui mangeons debout et trop vite sans prendre le temps de réaliser la quantité et la qualité de ce que nous absorbons.
Notre vie est donc dirigée par nos émotions, mais nous essayons par tous les moyens de ne pas les sentir. Ce serait trop éprouvant pour nous.
C’est pourquoi nous compensons et nous cherchons à combler le vide intérieur par la nourriture.
Cette nourriture devient une compensation, une récompense, un pansement.
N’attendons pas que l’extérieur vienne remplir notre manque intérieur.
N’attendons pas que les autres fassent notre bonheur.
Nous avons trop d’attentes... Occupons-nous de nous, aimons-nous bien davantage …
- Par APPETIT ou par GOURMANDISE :
Dans ce cas nous sommes influencés par la vision d’un beau gâteau dans la vitrine du pâtissier, par ce qui sent bon dans l’assiette du voisin, par le récit d’une recette de cuisine, bref par nos sens. Notre vie est certainement insatisfaite du point de vue psychologique. Tout comme nous nous laissons influencer par nos sens pour manger, nous nous laissons influencer par les autres pour mener notre vie. Nous sommes des personnes qui devons trop nous sentir responsables du bonheur des autres, croyant ainsi être nous-mêmes plus heureux.
- Par FAIM :
L’attitude idéale qui implique que nous mangeons uniquement quand nous avons faim et que nous sommes conscients de ce que nous voulons vraiment manger, ainsi que des besoins réels de notre corps. Quelque chose de frais (Exemple : crudités) ou de chaud. Besoin de sucres lents pendant un effort soutenu et durable (Exemple : pâtes, pommes de terre et non des friandises). Notre vie est certainement bien gérée, car nous sommes à l’écoute de tous nos besoins, physiques, mentaux, émotionnels et spirituels. Nous savons faire des choix et avons beaucoup de sagesse.
REMARQUE :
Nous sommes très exceptionnellement à 100% l’une de ces quatre catégories. Aussi est-il conseillé de noter sur un carnet absolument tout ce que nous absorbons (autre que de l’eau) et d’identifier la raison pour laquelle nous mangeons à ce moment précis. Ainsi nous pourrons évaluer la catégorie dominante qui nous concerne.
Il y a bien d’autres critères dans l’alimentation qui peuvent être utilisés pour mieux nous connaitre :
Manger debout, vite et avaler sans mâcher suffisamment, au comptoir, devant la télé, …
Manger de façon méthodique ou très lentement …
Manger pour se débarrasser, pour ne pas gaspiller …
Se resservir avant d’avoir fini son assiette ou se priver de nourriture …
Ne jamais savoir quoi manger …
Aimer manger sucré, salé, épicé, …
Aimer la viande, l’alcool, …
Il est hors de question de porter un jugement sur nous-mêmes, sur notre manière de manger et notre manière d’être. Les changements concernant notre alimentation et nos attitudes mentales et émotionnelles ne se réaliseront définitivement, en douceur et par eux-mêmes, qu’après être passés par la phase d’observation, puis d’acceptation de ce que nous sommes dans le moment présent. Trop simple pour être vrai ou efficace !
Que risquons-nous à essayer ?